samedi 31 mai 2014

AUTRICHE - Vienne - Le Prater et le Danube

En se dirigeant au nord-est de la ville, au-delà du Ring, on traverse le Donaukanal (Canal du Danube), un canal naissant du Nouveau Danube avant d'y retourner quelques kilomètres plus loin.

 
Art urbain viennois sur les bord du canal du Danube
 
 
Un peu plus loin à l'est on trouve :
 

Le PARC du PRATER 
La fête foraine de Sissi ***

Le site est mentionné dès le début du XVème siècle. Les marais sont partiellement asséchés dans le dernier quart du XIXème siècle pour y accueillir l'Expo Universelle de 1873. La célèbre Grande Roue est bâtie au cours de 1897. Elle est reconstruite en 1945 après un incendie. Le Prater est actuellement l'un des plus anciens parcs d'attractions d'Europe et la Grande Roue (Riesenrad) un symbole pour la ville.
En se dirigeant plus au nord-est on rencontre le Neue Donau (Nouveau Danube), une partie partiellement canalisée du Danube. Au milieu du cours du Nouveau Danube on trouve la Donauinsel, une île aménagée. Sur les rives du Neue Donau ont été construites des pistes cyclables et différents parcs que les viennois aiment parcourir pour se promener ou faire du sport.
Un espace marécageux parsemé de petites bicoques et quelques vieilles barques. Un petit coin de campagne, une réelle surprise à quelques dizaines de minutes de marche du centre ville d'une capitale européenne.




L'entrée du parc du Prater




Quelques attractions
 


La célèbre Grande Roue de Vienne (Riesenrad)

Le petit musée, avant d'accéder à la roue
 
Maquette de la roue avant de se confronter à la vraie !

L'accès à la Grande Roue

Les nacelles, dont certaines sont aménagées en salle de restaurant !
 

 
 
Le Nouveau Danube (Neue Donau) et la Donau Insel (à droite)
 
Le bâtiment des Nations Unies au nord du Nouveau Danube
 
Promenade sur la Donauinsel
 
Le pont Reichsbrücke qui mène au centre-ville de Vienne
 

En poursuivant sur la Wagramer Strasse, on passe devant le bâtiment des Nations Unies, puis on finit par atteindre l'Alte Donau (le Vieux Danube) : Le "vrai" Danube.


 

Le Vieux Danube (Alte Donau) à l'écart de la ville
 
Carte de Vienne, secteur des différents Danube(s)
 
A la sortie du métro Donauinsel (ligne rouge U1)

jeudi 29 mai 2014

mercredi 28 mai 2014

FRANCE - Île-de-France - Château de Ferrières

Le château de FERRIERES
Actuellement fermé au public...

Le parc du château est une magnifique destination de promenade, par temps chaud ou frais, dans le département de Seine-et-Marne (77).



L'arrière du château, vu du parc


Le magnifique parc en automne


Le parc à l'anglaise a été aménagé à partir de 1829 pour le baron James de Rothschild. Le château érigé entre 1855 et 1859, fut inauguré en 1862 par Napoléon III.  La décoration intérieure est caractéristique du style éclectique du XIXème siècle.


Lion de pierre gardant le château

Les escaliers donnant sur le parc


La demeure a remplacé l'ancien château de Fouché. Il est entouré d'un parc de 125 hectares, réputé pour être l'un des plus beaux de la région .


Vue sur le parc, à gauche du château

L'étang du parc

Les belles couleurs d'automne s'observent à la surface du plan d'eau


C'est dans ce château, durant le Siège de Paris pendant la Guerre franco-allemande de 1870, que se déroula les 19 et 20 septembre, l’entrevue entre Bismarck, et Jules Favre, ministre des affaires étrangères de la Troisième République.


L'une des salles du château

Réveillon du nouvel an au château de Ferrières

 Tableau de Wojtek Siudmak, illustration du livre "Les Enfants de Dune" (Pocket) que l'on pouvait admirer dans l'ancien Musée de l'Imaginaire hébergé dans le château


 Le parc et son étang

Accès

Le château se situe à moins de 30 km à l'est de Paris, facilement accessible par l'autoroute A4.


Carte satellite du secteur de Ferrières-en-Brie

Attention : Le parc n'est ouvert au public que pour certains événements particuliers, renseignez-vous ici par exemple. Le château est actuellement fermé à la visite...


dimanche 25 mai 2014

PHOTOs en vrac - Trinité grecque

Le monastère Agia Triada (Η Μονή Αγίας Τριάδος) ou de la Sainte Trinité aux Météores, Thessalie, Grèce


FRANCE - Île-de-France - L'abbaye de Royaumont

L'Abbaye de ROYAUMONT
Fondée par Saint-Louis ****

Bien que frontalière du département de l’Oise (60), l’abbaye se trouve sur la commune d’Asnières-sur-Oise dans le Val-d’Oise (95) en Île-de-France.


Le bassin qui accueille le visiteur à l'arrivée sur le site



Le réseau de canaux qui alimente l'abbaye en eau


La construction de l’ensemble abbatial cistercien a été ordonnée par Saint-Louis (Louis IX). Son église fut achevée et consacrée en 1235. C’est donc une abbaye royale, comme son nom le laisse deviner.

Elle connue son apogée à la fin du XIIIème et début du XIVème siècle, en particulier après la canonisation de Louis IX (Saint-Louis) en 1297. Elle souffre ensuite du déroulement de la Guerre de Cent Ans et de la proximité du théâtre des différents affrontements.


La tour qui subsiste de l'abbatiale

Les vestiges du chœur l'ancienne église abbatiale

Perspective sur la tour


L’église abbatiale

Victime d’un incendie en 1760 puis démantelée à la Révolution (1792), elle est de nos jours en ruines mais on prend la mesure des dimensions hors norme de son plan. Avec 101 mètres de long elle dépassait largement la proche cathédrale de Senlis (76 mètres) par ses proportions. Il en subsiste une tourelle d’angle du transept nord. Son architecture est à rapprocher de celle de l’abbatiale de l'abbaye de Longpont qui, elle, est en meilleur état de conservation.


La tour à travers les arbres

Ancien bâtiment de manufacture


Le Palais Abbatial

Il est commencé en 1784 sur ordre du dernier abbé commendataire (abbé de Ballivières) et ne sera pas achevé avant la Révolution Française. De style néoclassique, il s’inspire des bâtiments des résidences royales françaises et italiennes. L’abbaye est réquisitionnée au titre de bien national en 1791 par l’Assemblée Nationale. Les sépultures des enfants que Saint-Louis avait fait enterrer sur le site de l’abbaye sont alors déménagées à plusieurs reprises avant de terminer leur voyage à la basilique de Saint-Denis.




La galerie occidentale (fond) doublée de la Ruelle des convers

La galerie nord accolée à l'église, vue de la galerie orientale

Autre vue du cloître et de la galerie nord

Détails de l'architecture du cloître (ogives)

La galerie orientale qui débouche dans l'ancienne nef de l'abbatiale

Angle nord-est du cloître, on aperçoit la ruine de la tour de l'église à l'arrière

Les travées et les voûtes des galeries du cloître


Le cloître

Situé au centre de l’ensemble, il comprend encore ses quatre galeries. La galerie Ouest masque partiellement la ruelle des Convers qui permettait à ceux-ci de ne pas emprunter le cloître pour gagner l’église en venant des bâtiments leur étant réservés. Il couvre une surface d’environ 2250 mètres carrés, proportions assez rares pour un cloître cistercien.




La magnifique architecture du Réfectoire des moines

Vitraux ajoutés au moment de la transformation en chapelle du réfectoire

Détail d'une lucarne circulaire

L'orgue

Tombeau d'Henri de Lorraine-Harcourt, mort en 1666 à Royaumont



Le dallage polychrome restauré à l'ancienne !


Le Réfectoire des moines

Au sud de l’abbaye, il arbore une architecture gothique à deux vaisseaux séparés par une rangée médiane de colonnes. Là aussi, ses dimensions, près de 14 mètres sur 40, impressionnent. Saint-Louis aurait régulièrement participé lui-même à la lecture sainte pendant les repas ainsi qu’à la cérémonie du lavage des pieds des moines.

L’orgue date de 1864 et fut installé dans les années 1930 à son emplacement actuel. Le dallage polychrome a été restauré selon des méthodes artisanales ayant cours au XIIIème siècle. Les vitraux ne sont pas d’origine et datent de l’époque au cours de laquelle la salle a été convertie en chapelle.



Les colonnes massives des cuisines

Vitrail consacré à Saint-Etienne

La célèbre Vierge de Royaumont ou Vierge Allaitante, dans les cuisines


Les anciennes cuisines

Elles étaient réservées aux convers. Leur architecture plus simple comprend des colonnes à motifs végétaux.  La Vierge de Royaumont du XIVème siècle y est exposée.


Le bâtiment des Convers

Il occupe la partie la plus occidentale du site, séparée du réfectoire et des cuisines par la Ruelle des Convers desservant également l’extrémité occidentale de la nef de l’abbatiale. Ce bâtiment abritait le réfectoire et les chambres des convers ainsi que le cellier. Il a néanmoins changé plusieurs fois de fonction au cours des siècles servant en particulier d’hôtellerie après le déclin du nombre de frères convers dans l’abbaye.


Le jardin médiéval au sud du bâtiment des Convers

Culture de pavot somnifère dont on extrait la morphine


Le jardin médiéval

Il se trouve au sud-ouest du site, entre le verger et le réfectoire. On y a recréé en 2004 un jardin de plantes utiles (par opposition aux plantes ornementales) : plantes médicinales, potagères, ou encore textiles. Les plantations sont organisées en 9 carrés délimités par des petites palissades en bois.


Le bâtiment des latrines s'ouvrant sur un canal d'évacuation

Le canal qui traverse le bâtiment des latrines

La façade sud du bâtiment des latrines et sa tourelle d'angle


Le bâtiment des latrines

Facilement repérable puisqu’il surplombe le canal issu du bâtiment principal. Il est long de 32 mètres et comporte une salle au-dessus du canal qui devint par la suite la salle du Prieur. Une roue à aube (remplacée par une plus petite ensuite) y a été installée à la Révolution lors de la conversion de l’abbaye en filature.






Petite collection d'art religieux exposée dans une salle s'ouvrant à l'ouest du cloître


En bref…

L’une des plus belles abbayes de la région. Une atmosphère de sérénité préservée même si l’endroit n’a plus d’activité monacale depuis plusieurs siècles. Un havre de paix en Île-de-France, aux portes de la Picardie et à moins de 40 km de Paris ! Les photos présentées ici ont été prise en mars 2011, la lumière de fin d'hiver rehaussant l'atmosphère particulière du lieu...


Carte satellite indiquant la position de l'abbaye



Infos pratiques

-De Paris le plus « simple » serait de passer par la Francilienne mais on ne gagne pas beaucoup de temps et on allonge le parcours.  Du périphérique nord on peut en fait passer, en empruntant  la N1 puis la D316, par Sarcelles et Villiers-le-Bel en sortant par la D922 – Luzarches. Comptez une quarantaine de minutes pour parcourir les 34 km.

-L’abbaye n’est qu’à 10 km (15 minutes de route) de Chantilly et son magnifique parc par la D909.


Petit retour au cloître...

... ainsi qu'au Réfectoire avec sa chaire de pierre

Lumière de fin d'hiver à Royaumont