samedi 11 juin 2016

FRANCE - Bourgogne - Les Hospices de Beaune

Les Hospices de BEAUNE
Hôpital de luxe pour "pôvres" ****
(Réédition augmentée)


Beaune, sous-préfecture de la Côte-d’Or (21) en Bourgogne, est située à environ 300 km au sud-est de Paris et à 45 km au sud de Dijon. Ville de 22 000 habitants,  son centre historique est cerné de remparts.

L’Hôtel-Dieu de Beaune est également appelé Hospices de Beaune. Reconverti en musée, c’était un ancien établissement hospitalier. Nicolas Rolin, chancelier de Philippe III le Bon (duc de bourgogne), fonde en 1443 l’Hôtel-Dieu en collaboration avec son épouse Guigone de Salins.
La vocation de cet établissement était de prendre en charge gratuitement les pauvres gens. Un ordre de sœurs hospitalières y sera créé quelques années après son ouverture. Son architecture traditionnelle bourguignonne l’a rendu célèbre et il a tenu sa fonction hospitalière jusqu’au début des années 1970 !


La façade extérieure

D’allure sobre, aux hautes toitures d’ardoise on peut y admirer des lucarnes et des girouettes décoratives. La flèche élancée est également visible de l’extérieur.


Détail de la façade


La Cour d’Honneur

Elle est délimitée par quatre ailes de bâtiments à tuiles vernissées formant les motifs caractéristiques des célèbres Hospices (bien que recréés au début du XXème siècle). Elle se différencie, par son ambiance intime et chaleureuse, aux allures de cloître, de la façade extérieure plus austère.


La célèbre cour intérieure des Hospices

La cour intérieure laisse une belle part au ciel


On peut y admirer un puits excentré à margelle en pierre et armature en fer forgé. Sur trois des quatre côtés de la cour on remarque un deuxième étage à pans de bois formant une galerie à colonnettes de bois.



Détail des toitures et de la galerie supérieure (2 photos ci-dessus)


La Grande salle ou « Chambre des Pôvres »

Rappelant une nef, elle s’étale sur 50 mètres de long, dont sa voûte en bois bâtie en carène  inversée de navire qui culmine à 16 mètres. Des poutres de soutien traversent les 14 mètres de large de la salle pour se terminer à chaque extrémité par des têtes d’animaux infernaux.


Les lits de la Grande Salle


Vingt-huit lits à courtines rouges (rideaux) occupent la pièce et son alignés le long des murs latéraux. Le carrelage du sol porte les initiales du couple fondateur de l’établissement ainsi que la devise « seulle », hommage de Rolin à son épouse Guigone.


Le toit en carène de navire de la salle des "Pôvres"


L’extrémité est de la chambre est fermée par la chapelle qui en est séparée par une cloison en bois ouvragée. Cette configuration permettait aux malades de suivre les offices religieux de leur lit. Une plaque commémorative en bronze à la mémoire de Guigone orne la chapelle.


L'autel de la chapelle et la plaque commémorative

Vitrail montrant le blason de la ville

Détail de décoration "Seulle"


La salle Sainte-Anne

A proximité de la salle des «pôvres», elle ne se visite pas.

La salle Saint-Hugues

Voisine de la précédente, elle fut créée tardivement (milieu du XVIIème siècle). Ne comptant que quelques lits, cette salle était destinée à des malades plus aisés. Elle est connue pour ses tableaux du peintre Isaac Moillon, représentant les neuf miracles du Christ ainsi que Saint-Hughes (évêque) ressuscitant des enfants morts de la peste. Cette chambre a été réaménagée selon son décor d’origine.


La salle Saint-Hugues

Anciens clystères


La salle Saint-Nicolas

Contenant initialement 12 lits, elle est actuellement réaménagée en salle d’exposition sur l'histoire des Hospices. La Bouzaise, rivière servant à l'évacuation des eaux usées et passant sous cette salle, est visible à travers des pavés de verre.

La Cuisine

Vaste cheminée à deux foyers, nombreux ustensiles et tournebroche automatisé de 1698. La reconstitution actuelle correspond à la cuisine au début du XIXème siècle avec son grand fourneau muni de deux robinets en « cols de cygne ».


La cuisine

Autre vue de la cuisine


L'Apothicairerie (pharmacie)

On y découvre un grand mortier en bronze accompagné d’un tableau illustratif, et dans la salle  suivante diverses étagères remplies de pots en faïence (XVIIIème) qui contenaient les remèdes et poudres diverses.



Les deux salles de la pharmacie (2 photos ci-dessus)


La salle Saint-Louis

Construite en 1661 à l'emplacement d'une ancienne grange, on y expose diverses pièces dont des coffres gothiques, des plats et calices en métal ainsi que les tapisseries de Tournai et de Bruxelles (début du XVIème).



Les tapisseries (2 clichés ci-dessus)


La salle du Polyptyque

Accolée à la salle Saint-Louis, elle est dédiée au tableau du Jugement Dernier (1445-1448) de Van Weyden, peintre flamand. On y voit le Christ trôner sur un arc-en-ciel au-dessus de Saint-Michel.Sur le mur droit, l’également très beau revers de retable mettant en scène Nicolas Rolin et son épouse Guigone encadrant Saint-Sébastien et Saint-Antoine.


Le Jugement Dernier


Les deux parties du revers de retable (2 photos ci-dessus)


Carte satellite du secteur de Beaune (source Google)


Informations pratiques

On accède à Beaune par l’autoroute A6L’Hôtel-Dieu se trouve à l’intérieur de l’enceinte fortifiée de Beaune, on y arrive par la rue de l’Hôtel-Dieu qui borde la place de la Halle de l’Hôtel-Dieu qui accueille le beau marché de la ville le samedi.

Droit d'entrée plein tarif7,50€ (2016)




Beaune est une ville pleine de charme et l'Hôtel-Dieu le clou de son architecture. Située en bordure de l'autoroute A6, n'importe quel voyage de la capitale vers le sud-est de la France (ou l'inverse) pourra être le prétexte à une halte d'une demi ou une journée pour visiter cet incontournable bourguignon !


Plan des Hospices


A découvrir à proximité de l'Hôtel-Dieu

- Les remparts de la ville et leurs bastions.
- La collégiale Notre-Dame et ses tapisseries.
- Les rues de la ville et les caves à vin (Bouchard père et fils).
- Ou encore, les ventes aux enchères de vin aux Hospices.


La collégiale Notre-Dame

Au détour des rues de Beaune (derrière la collégiale)


 La place des Hospices à la nuit tombée






En été, un son et lumière est projeté la nuit sur la façade des hospices (6 clichés ci-dessus)


3 commentaires:

  1. Splendide , je revis les visites que nous avons pu y faire !
    Les photos prenant des objets , ou détails , de près sont d'une pureté remarquable.
    Je découvre la nuit (l'été ?) le son et lumière ... à voir lors de notre prochaine étape :)
    Les alentours sont aussi intéressants à voir , bravo pour ce reportage de "maître" !

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    1. Oui le son et lumière c'est en été seulement je crois...

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  2. Magnifique endroit et quel ciel bleu ! En effet, le son et lumière permet de faire de particulièrement belles photos !

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